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ALTERNANCE POLITIQUE : IL EXISTE UNE VIE APRES LE POUVOIR.
Avec 80% de satisfaits de ses huit ans à la tête du Brésil et une côte de popularité frôlant les 90%, le président Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva quittera tout de même la scène politique en janvier 2011. A cette date, il passera la main à sa dauphine désignée Roussef qui a été contrainte à un deuxième tour inattendu.
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host le October 12, 2010 17:40
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Avec 80% de satisfaits de ses huit ans à la tête du Brésil et une côte de popularité frôlant les 90%, le président Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva quittera tout de même la scène politique en janvier 2011. A cette date, il passera la main à sa dauphine désignée Roussef qui a été contrainte à un deuxième tour inattendu.
L’ancien cireur de chaussures, métallurgiste et syndicaliste, en refusant l'idée d'une réforme constitutionnelle qui lui eût permis d'envisager, et sans doute de remporter très facilement, un troisième mandat, enracine un peu plus la démocratie brésilienne. Plus populaire à la fin de sa présidence qu’au début, au contraire de la quasi-totalité des dirigeants politiques du monde entier, Lula a eu le mérite de ne pas céder aux sirènes des délices du pouvoir, malgré un bon bilan. Parce que le Brésil est aujourd’hui une démocratie consolidée. Mais aussi grâce à la personnalité même du président brésilien qui s’est bâti « sans modèle ni idole, à force de courage, de ténacité et de bon sens »
Cette belle leçon de notre cousin brésilien devrait inspirer l’Afrique, habituée aux dirigeants à vie et aux timoniers. Même si aujourd’hui, la tendance est à l’alternance dans la plupart des pays, beaucoup de chemins restent à parcourir, surtout dans l’espace francophone.
La peur de la perte de privilèges et de plusieurs avantages liés à la fonction présidentielle, celle de poursuites judiciaires pour d’éventuels crimes politiques et économiques, n’encouragent pas beaucoup de vocation. D’où l’impérieuse nécessité d’offrir des statuts spéciaux aux anciens Chefs de l’Etat, pourquoi pas sur le plan sous-régional voir régional. Des initiatives comme celle du milliardaire soudanais Mo Ibrahim qui à travers sa fondation, offre un prix de 5 millions de dollars chaque année à un ancien président ou chef de gouvernement africain sélectionné pour avoir bien dirigé le pays dont il était à la tête.
(plus éventuellement 500 000 dollars payés annuellement sur 10 ans, et 200 000 dollars supplémentaires chaque année pour le financement d'une bonne cause soutenue par l’ex-dirigeant sélectionné) vont dans le bon sens ; celui de l’incitation à quitter le pouvoir et à faire droit à l’alternance. Car comme le souligne Abdou Diouf, « il y a une vie après celle du Palais. »